Avec une interprétation très personnelle de l’ouvrage de dames, elle interroge sa capacité à créer à partir de rien ou presque, à exposer ses doutes et à négocier avec une réalité toute puissante et faussement tangible.

Elle documente ainsi une quête où le conte, l’histoire personnelle ne sont jamais très loin.

L’eau et sa puissance sur le paysage est pour elle une incessante source d’inspiration. Avec cette vision de la broderie contemporaine, les mouvements de l’onde, la minéralité des falaises, la végétation de garrigue ont nourri une vision : l’eau, insérée dans un paysage, l’eau, allégorie d’émotions plus ou moins tumultueuses, l’eau, symbole de fluidité.

Tout un monde imaginaire s’introduit dans sa trame. Ici, la Vouivre a déposé son émeraude dans un cocon d’herbes sèches. Là, une fausse turquoise tente d’imiter un bijou ancien perdu dans les flots. Ailleurs, des naïades s’inventent des colliers d’algues et de brindilles.

Il s’agit également de retrouver l’usage de gestes ancestraux avec des outils simples, crochet, aiguilles à tricoter ou à broder.

Avec la récupération de laines anciennes, de rebuts industriels et de pierres ordinaires, elle met en avant la beauté de notre monde et s’oppose à un courant consumériste qui assèche entre autres nos ressources en or bleu.

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