[J’ai testé pour vous]

Avec Pascale, autre artiste du collectif, nous avions envie d’expérimenter l’art du collage.
Courant mars, la venue en région lyonnaise de l’artiste collagiste Marie Bazin pour une série d’ateliers, nous a donné l’occasion de sauter le pas. Je vous raconte…

9 mars 2026, 9h15, dans un atelier à St Didier au Mont d’Or en banlieue lyonnaise. Avec Pascale et 6 autres participantes, nous sommes accueillies par Marie et son hôte* autour d’un café. Présentations, échanges, et hop il est temps de se mettre au travail !
Première étape : choisir des images. Des piles de journaux et magazines de toutes spécialités et époques nous attendent sur une longue table. Une seule consigne de Marie : prendre tout ce qui nous plait, spontanément, sans arrière-pensée ou plan établi.

Un jeu de construction à plat
Une heure plus tard, nous voilà prêtes pour l’étape suivante : jouer avec les images, composer, donner forme à une ambiance, un paysage, une histoire…

J’étale ma réserve de papiers, sélectionne, superpose, teste des combinaisons. Un moule à gâteau devient piedestal, une girafe surgit dans le paysage. Et si j’insérais ces rochers ocres ? non, pas convaincant ! Avec le papier, tout est permis : déchirer, découper, détourer… C’est comme un jeu de construction à plat. « Assembler et juxtaposer des images c’est facile commente Pascale, mais faire une composition qui tienne la route, c’est autre chose ! »

Repérer et coller, des opérations délicates
14h00. Il faut maintenant préparer le collage. Exercice plus délicat qu’il n’y parait. Comme nous l’a indiqué Marie, je positionne sur le support (ici un carton épais), chaque élément de la composition, en allant de l’arrière-plan jusqu’au plan le plus proche. Une fois satisfaite de l’ensemble, je repère les découpes avec quelques marques discrètes de crayon à papier. Et après ? On défait tout pour procéder au collage ! D’où l’importance d’un repérage le plus précis possible et de l’utilisation d’un auxiliaire précieux : notre smartphone !  « Dès que votre composition est OK, on n’oublie pas de faire une photo » insiste Marie. Et de fait, cela m’a bien aidé pour vérifier l’emplacement d’une pièce au moment du collage.

L’après-midi avance, on passe au collage. L’opération est minutieuse, il s’agit d’éviter plis et bulles d’air ou de déchirer les papiers les plus fragiles. Je m’en vois pour coller de façon uniforme un papier épais. Heureusement, Marie est là pour m’accompagner et rattraper mes erreurs !

17h30 : L’atelier se termine, je suis vidée mais ravie ! Mine de rien, l’exercice demande une bonne dose de concentration, doublée de l’excitation et du plaisir de découvrir une nouvelle pratique artistique. Conclusion de Pascale : « le collage, ce n’est pas si facile, mais dès que l’on s’y met, cela devient vite addictif ! »

*Le stage d’est déroulé chez Chantal Fétiveau, elle-même collagiste. Elle anime des ateliers et stages dans son lieu « La cabane à couleur » à St Didier au Mont d’Or.

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